samedi 14 mars 2009

mercredi 11 février 2009

Forgetting Sarah Marshall

Une bonne critique m’avait fait télécharger Forgetting Sarah Marshall pourtant le film attendait depuis un certain temps sur mon disque dur car je suis plutôt fâchée avec l’humour des comédies écrites par des hommes à Hollywood. J’ai été très agréablement surprise par celle-ci. J’ai même plusieurs fois éclaté de rire et ce n’est pas peu dire !

Les personnages sont tous attachants d’une façon ou d’une autre, personne n’est méchamment ridiculisé. Ce sont les malentendus, les mensonges que chacun d’entre nous se raconte tout les jours qui nous font rire avec le pauvre Peter, partis à Hawaï pour oublier son ex, une star des séries télé, et qui se retrouve dans le même hôtel qu’elle et son nouveau petit ami rock star. Kristen Bell, de Veronica Mars, est hilarante et Mila Kunis, de That seventies show, adorable. Le film est écrit par Jason Segel qui joue aussi le rôle principal. Un bon moment, léger, sucré comme un Mai Tai un après-midi d'été.



mardi 10 février 2009

Regarder M6 est dangereux pour votre santé mentale !

Hier soir j’ai aperçu du coin de l’oeil une des émissions les plus déprimante de notre PAF. C’était sur M6 et il s’agissait de re-looker deux pauvres victimes consentantes mais surtout totalement incapable de se rendre compte de la bouillie infecte qu’on tentait de leur faire avaler, telles des oies à l'heure du gavage. C’était pire qu’un documentaire sur les programmes de lavage de cerveau de la CIA. J’étais personnellement trop ahurie pour compter le nombre de fois ou les mots “plus féminine” étaient prononcés par les deux vilaines fées qui se prenaient pour les marraines de cendrillon et ressemblaient bien plus à la sorcière de blanche neige ! "Tu ne sera jamais aussi belle, aussi jeune que moi" semblaient elles constamment répéter. Quand je pense que l’une d’elle se permettait de dire qu’il était grand temps que son pauvre cobaye se mette à lire des magasines de mode ! J’aurai bien aimé lui faire savoir qu’il était temps qu’elle se mette à lire autre chose que des magasines de mode la cruchotte ! On se sent tous plus beau quand on sort du coiffeur et tout le monde sait que si on y consacre le temps nécessaire on trouvera le jean idéal : pas de quoi pavoiser les pétasses ça fait pas de vous des prix Nobel ! C’est pas pour autant que la maître nageur va mettre sa ridicule blouse bouffante à la piscine, ou qu’elle auront toutes les deux le temps ou les moyens d’aller chez le coiffeur toutes les deux semaines ! Pour achever de vous donner la nausée, il y a avait même un petit copain qui finissait par lâcher “ouai heu peut-être j’aimerai qu’elle soit plus fémine”, des sales copine qui commentaient en gros qu’elles avaient hontes de sortir avec le mouton noir du groupe, et un maris qui se plaignait que sa femme lui pique ses pulls... Un vrai festival... A aucun moment on ne donnaient aux pauvres victimes l’occasion de dire ce qu’elles aimaient ou qui pouvaient être leur rôle modèle, comment elles s'imaginaient. Non il s’agissait bien d’assener un autoritaire "rentre dans le moule et tu seras heureuse". Regarde un peu comment tu serais si tu étais blindée de tunes, aller bye !

Vous me direz : je l’avais bien cherché et j’avais sans doute mieux à faire que de traîner devant M6 mais quand même on est au 21ème siècle ! J’avais du mal à en croire mes yeux et mes oreilles, je restais, sidérée. Quoi qu’il en soit il m’a été impossible de rester jusqu’au bout, je pense que j'aurais fini par être malade. Je demeure consternée.

Il ne me reste plus qu’à regarder des photos de bébés animaux pour retrouver ma sérénité.


lundi 9 février 2009

The United States of Tara

Showtime a encore réussi à produire une série d’une demi heure drôle, remplie de bons acteurs, qui vous accroche et vous lâche avant que vous ayez eu le temps de vous ennuyer. Après Weeds, Californication, voici The united states of Tara avec pour star Toni Colette et au scénario Diablo Cody.

La réputation de Toni Colette n’est plus à faire. Vous avez peut-être fait sa connaissance dans Muriel’s wedding, il y a quelques années, vous l’avez certainement remarquée dans The Hours ou Little miss sunshine, elle a également joué dans The night listener et In her shoes deux très bons petits films. Les rôles restaient peut-être petits mais elle était à mon avis toujours parfaite, modeste, touchante.

Dans The united states of Tara elle donne toute la mesure de son talent puisqu’elle y interprète plusieurs personnage en un. La série nous raconte en effet l’histoire de Tara qui souffre du syndrome de personnalité multiple. En elle cohabitent Alice, la femme au foyer parfaite, T. l’adolescente et Buck un homme. Tara est mariée et elle a deux enfants, tous ensembles ils essaient de maintenir une vie de famille cohérente malgré la maladie ce qui évidement n’est pas toujours facile... La série est drôle mais réussis aussi à nous parler plus profondément de la relativité du terme “normal”. Au scénario on retrouve Diablo Cody, auteure oscarisée de Juno, et j’ai retrouvé avec plaisir son talent pour les dialogues et la construction de personnages qui ne sont pas des stéréotypes. Bref, un vrai plaisir qu’il serait dommage de bouder.

dimanche 8 février 2009

Kate Winslet's evil twin

"Kate Winslet talking dirty to Anne Franck and Joseph Goebles, just a... normal day..."


L'une des meilleures actrices de la galaxie se lâche chez Ricky Gervais...


vendredi 6 février 2009

Joss Whedon et Eliza Dushku réussiront-ils à faire renaître la magie ?

La Fox diffusera le 13 Février le premier épisode de Dollhouse la nouvelle série du créateur de Buffy. Comme star il a choisi la mémorable Eliza Dushku. Autant dire qu'après six ans d'attente la barre est placée haut.

Contrairement à ce que pourrait laisser sous entendre un précédent article, toutes les actrices ne vous accompagnent pas hors des sentiers battus à la découverte de nouveaux films obscures mais intéressants, loin de là... Certaines, au contraire, vous contraignent à visionner péniblement navet après navet avec le maigre espoir qu’un jour enfin leur carrière va prendre un tour plus réjouissant. Et tel le Junky à la recherche des splendeurs de son premier trip, vous voilà en train de télécharger des sous produits qui ne vous amèneront que de cruelles déceptions. Elisa Dushku appartient... Définitivement, à la seconde catégorie. Le souvenir du douloureux visionnage de Soul Survivor et du pénible Wrong Turn que ne rachetait qu’un débardeur blanc, aurait dû m’empêcher d'espérer quoi que ce soit de The Alphabet Killer mais... Et ne nous attardons pas sur la lourdement répétitive agonie de Tru Calling. Le seul film à s’en sortir dans la catégorie tellement-mauvais-que-ça-en-devient-bon : Bring it on, cultisime dans certains milieux ! Cependant, quelque chose m’empêche encore de croire qu’Eliza Dushku et son talent particulier ne soient pas sortis indemnes de toutes ces catastrophes.

C’est que les choses avaient bien commencées. Pour moi Eliza restera la Faith de Buffy, la touchante adolescente qu’un cruel destin condamna à n’être jamais qu’un ersatz de la blonde qui emmenait le show. Impressionnée par son ainée, cherchant désespérément à lui plaire, Faith explorait les allées sombres du pouvoir dont elle se trouvait investie. Qui n’aurait pas perdu les pédales en s’apercevant que Miss tueuse de vampire, la solaire héroïne de Sunnydale, se découvrait tentée de la suivre sur la voie de la rébellion ? Faith en faisait trop et dépassait les limites mais franchement, est-ce qu’il ne faut pas s’attendre à quelques dérapages quand on donne à une jeune fille de 15 ans le pouvoir, et même le devoir, de tuer ? En un instant abandonnée de tous, Faith avait définitivement choisis le coté obscure mais pour des raisons qu’on pouvait comprendre, sinon excuser. Le plus touchant, pour moi, demeurant cette obsession pour Buffy dont elle n’arrivait jamais à se libérer et qui ne la conduisait inévitablement qu’à se détester elle-même à chaque fois un peu plus. Faith en venait à chercher à se détruire, pire encore à ne rien désirer d’autre que d'être enfin achevée par Buffy elle-même, faute de pouvoir espérer mieux. Joss Whedon n’aime rien de mieux que de nous raconter des histoire de rédemption car seuls ceux qui ont connu la nuit peuvent comprendre la lumière. Avec Dushku il avait trouvé une actrice capable de nous montrer toutes les ambigüités du processus, comment l’amour et la haine peuvent cohabiter dans un même geste, comment la soif d’indépendance et le désir d’être aimée se mélangent dans un même processus. A la fin, Faith avait gagné le droit d’être là, aux cotés de Buffy lors de l'ultime bataille et démontrait ainsi sa fidélité et sa vraie valeur. On avait alors parlé d'un spin of dont elle serait l'héroïne mais le projet était tombé à l'eau.


Vous l’aurez compris, Faith tient une place d'honneur dans le panthéon de mes personnages de série préférés. Vous imaginerez donc mon excitation en apprenant qu’Eliza Dushku serait enfin l'héroïne de Joss Whedon dans sa nouvelle série : “Dollhouse”. Elle y joue Echo, un des agents d’une société privée clandestine qui vous procure ce dont vous avez toujours rêvé, si vous êtes dangereusement egomaniaque ou si vous devez déjouer un complot international, un être humain dont on a effacé la mémoire pour mieux y implanter les qualités nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Après chaque opération, les locataires de “la maison de poupée” subissent une remise à zéro et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où Echo commence à s’apercevoir que quelque chose en elle résiste aux répétitifs lavages de cerveau...

Est-ce que l’heure des retrouvailles est enfin arrivée ? Je l’espère car Whedon est un génie et Dushku excelle quand elle joue les personnages intérieurement torturés mais je ne peux m’empêcher de douter. Malheureusement, Whedon est toujours sous contrat avec la Fox coupable d’avoir sacrifié Firefly. Joss a déjà été obligé de modifier son pilot, on peut donc se demander si la chaine qui produit l’ignoble 24 et se permet de censurer House, l’autorisera à exprimer son talent. Quoi qu’il en soit, je pense que vous vous doutez déjà que je serai derrière mon écran le 14 février. Franchement je ne vois pas quel meilleur rendez-vous espérer pour la saint Valentin !

http://www.fox.com/dollhouse/

jeudi 29 janvier 2009

Gay people can make you thin !

Cela pourrait être le slogan de The biggest loser (Le grand perdant sur Teva), un reality-show américain où on élimine chaque semaine celui des concurrents qui a perdu le moins de poids… Sont choisis des sujets très évidement en sur-poids, qu’on isole dans un ranch californien, qu’on met au régime et surtout à qui l’on octroie deux super profs de gym pas officiellement, mais très évidement, homo.

Il y a Bob, musclé mais svelte, adepte du yoga, porté sur la nutrition. Exemple de sérénité, il est apprécié par ceux des concurrents qui cherchent un peu de réconfort pour accompagner les tortures qui leur sont infligées. Bob c'est le bon copain, juste, solide, un modèle d’équilibre.

Et puis il y a Jillian, paquet de muscle sexy avec un ventre qui fait rêver, des épaules rondes comme des aubergines et un moral de guerrière. Elle sa spécialité c'est plutôt l'accouchement psychologique, elle harasse ses élèves dans la salle de gym, leur grimpe littéralement dessus en leur ordonnant de cracher leur tripes tel un sergent des fusiliers marins, jusqu’à ce qu’ils craquent, affrontent leur peur, et retrouvent enfin la confiance en eux qui leur permettra de changer. Que ce soit le vertige, l'impossibilité de parler avec maman ou papa, la peur de l’inconnu ou de la perte de contrôle, Jillian ira jusqu'au cœur du problème, jusqu'à la catharsis, et tout se finira par un hug, des larmes et des quasi déclarations d’amour éternel. Jillian c'est le gourou, elle prend le pouvoir dans votre tête et vous délivre de vous même. Vous n’avez qu’un choix : lui obéir ! Impitoyable, elle n’acceptera aucune fausse excuse, inlassable elle suit ses élèves pas à pas jusqu’à la fin de leur renaissance.

Bon, évidement, il s’agit d’un show au gout forcément douteux et je préfèrerais qu’on passe plus de temps dans la salle de gym qu’à suivre la dramatique pesée hebdomadaire - et Jillian est assez d’accord avec moi parce qu’elle a toujours l’air de passer son temps à essayer de s’empêcher de bailler pendant le lent et pénible rituel de fin d’émission - mais ce qui m'intéresse dans tout ça, en fait, c’est ce léger décalage par rapport à la bouillie de clichés sur les genres qu’on nous sert d’habitude à la télé qui s’infiltre de façon incidieuse dans l'émission.

Dans le Ranch pas de différence entre les filles et les garçons : tout le monde sous les haltères et pas la peine d’essayer de faire croire à Jillian que les filles elles font pas les pompes comme les garçons... Je n’ai jamais entendu “soulève cette altère si t’es un homme” ou aucune bêtise de ce genre. Personne n’a jamais imaginé que les garçons allaient aller de ce coté du gymnase pour faire un jeu de guerriers pendant que les filles de l’autre coté allait s’étirer ou faire du pilate. Au Ranch tout le monde fait du foot et tout le monde essaye le yoga : et ça marche ! Et à mon avis, le fait que les deux entraineurs soient homo n’est pas étranger à cet état de fait. On savait déjà que les homos pouvaient vous organiser des relookages complets, vous redécorer votre maison, vous apprendre à faire la cuisine, il semble clair qu’ils peuvent aussi vous faire perdre du poids ! Et pour une fois les lesbiennes ne sont pas à la traine puisque c’est presque toujours un des élèves de Jillian qui gagne...

Ma théorie c’est que Bob et Jillian savent de quoi ils parlent quand il affrontent l’angoisse de grandir avec une mauvaise image de soi, la perte de confiance. Ils apportent leur capacité à survivre, à s’affirmer en se recréant tel qu’on veut être et non tel que le consensus extérieur cherche à nous construire nous condamnant en même temps à l’échec face à un idéal de perfection nécessairement imaginaire. Au ranch tout le monde travaille au même but : aller mieux. Alors certains sont plus forts, d’autres plus résistants, d’autres ont un mental de tueur, d’autres enfin sont gâtés par leur métabolisme, les hommes comme les femmes peuvent entrer dans chacune de ses catégories. Chacun trouve son point fort et choisit de se reconstruire autour d’une nouvelle identité qui en tire partie.

Évidement loin de moi l’idée de suggérer que le visionnage du Biggest Loser serait l'équivalent d’un cours de Gender studies. Je n’aurai pas la mauvaise foi d’affirmer que je ne regarde que pour compléter mes lectures de Judith Butler. Mais dans un monde qui ne se construit toujours qu’autour de deux pôles d’attraction face à une population humaine culturellement et biologiquement plus diverse, chaque écart compte.

jeudi 22 janvier 2009

A new era

Et voilà ! On vous avait prévenu. Vous élisez un communiste au gouvernement et qu'est-ce qui se passe ? Immédiatement c'est la gay pride ! Personne ne se contrôle plus, la débauche envahie les rues...
Pour ceux que la taille de l'image handicape, le jeu est : pouvez-vous repérer le couple en train de s'embrasser alors que Joe Biden vient de prêter serment ? (Non, Joe s'aprête à embrasser son fils... Regardez plus haut...)

mercredi 21 janvier 2009

On this day...

Je n’ai presque rien envie d’ajouter à la journée d’hier. Une journée historique, chargée de symboles, s’est déroulée dans un parfait équilibre entre simplicité et solennité. Le soleil dorait les arbres, les drapeaux et les sourires.

Le discours fût sobre, martial mais sûr des valeurs sur lesquelles il s’appuyait. Mieux valait jouer l’humilité, rappeler le chemin qui reste à parcourir. Il n’y avait pas besoin d’en dire plus. Pourquoi chercher à effacer le discours de Martin Luther King ? Pourquoi chercher à rivaliser avec la présence symbolique lors de la parade du bus de Rosa Parks ?

Tout s’est passé comme si les choses rentraient simplement dans l’ordre, le jour était arrivé, son sens dépasse Barack Hussein Obama. Un milion et demi de personnes se trouvaient là rassemblées heureuses, en paix, sereines. Pas un seul incident à déplorer. Et nous contemplions avec eux la preuve que la justice finit toujours par triompher, parfois même plus vite qu’on le croit, et que l’humain peut toujours être conduit à manifester le meilleur de lui-même.

“On this day, we gather because we have chosen hope over fear, unity of purpose over conflict and discord. “


Et maintenant au travail ! Aller donc jeter un coup d’oeil à l’”agenda” de la maison blanche, plutôt réjouissant.

lundi 19 janvier 2009

"If we could just recognize ourselves in one another"

Il aura fallu un président américain pour me ramener à la politique. Étrange certes mais oui, j’attends désormais chaque nouveau discours avec presque l’exaltation de la fan espérant la sortie du dernier livre de son écrivain préféré. Quand Barack Obama parle de route commune, d’union perfectible, d’unité : j’ai envie de reprendre goût au débat public. Même si je ne suis pas citoyenne américaine. Notre réaction européenne face à cet enthousiasme juvénile qui peut enflammer ceux d’entre nous qui, hier et aujourd’hui, sont partis au loin vivre un autre rêve demeure souvent le cynisme bienveillant du grand frère resté à la maison pour gêrer les affaires familliales. Mais cette semaine le cynisme ne me tente pas.

Devant plusieurs millions de personnes rassemblées au Public Mall de Washington Barack Obama a encore une fois prononcé, au pied des marches du Lincoln memorial, un discours prônant le rassemblement dans la différence, l’unité de toutes les voix. L’invocation prononcée lors de cet évènement était délivrée par le premier pasteur gay de l’église épiscopal, Gene Robinson. Qui a également été invité à assister demain, avec son compagnon, à l’inauguration ou l’invocation sera prononcée par Rick Warren, un pasteur ayant tenu des propos homophobes. On peut donc penser, et, pour ma part, souhaiter que la route choisie par l’équipe Obama est bien celle de l’expression de toute les différences, vers l’unité.

Mais je préfère laisser la parole au futur président :

“ And yet, as I stand here tonight, what gives me the greatest hope of all is not the stone and marble that surrounds us today, but what fills the spaces in between. It is you - Americans of every race and region and station who came here because you believe in what this country can be and because you want to help us get there.

It is the same thing that gave me hope from the day we began this campaign for the presidency nearly two years ago; a belief that if we could just recognize ourselves in one another and bring everyone together - Democrats, Republicans, and Independents; Latino, Asian, and Native American; black and white, gay and straight, disabled and not - then not only would we restore hope and opportunity in places that yearned for both, but maybe, just maybe, we might perfect our union in the process.

(...)

“ It is how this nation has overcome the greatest differences and the longest odds - because there is no obstacle that can stand in the way of millions of voices calling for change.

That is the belief with which we began this campaign, and that is how we will overcome what ails us now. There is no doubt that our road will be long. That our climb will be steep. But never forget that the true character of our nation is revealed not during times of comfort and ease, but by the right we do when the moment is hard. I ask you to help me reveal that character once more, and together, we can carry forward as one nation, and one people, the legacy of our forefathers that we celebrate today.”



Video : http://www.youtube.com/watch?v=k6SoCil3bgo

Discours intégral : http://my.barackobama.com/page/community/post/stateupdates/gGxHTc

dimanche 18 janvier 2009

A la recherche du camembert presque perdu

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un aliment qui n’est ni Bio, ni spécialement bon pour la santé, un des fleuron de la tradition fromagère de Normandie devenu un rempart symbolique, mais hautement signifiant, contre l’empire agro-alimentaire : le Camembert.

A priori, la carte stratégique de cette guerre qui se joue actuellement dans le verdoyant bocage Normand semble assez manichéenne, facile à décrypter : il y a la lumière et les ténèbres, l'empire laitier et une poignée de rebelles locaux. Mais une ballade sur le net m'a vite convaincue du contraire. On cherche à brouiller les cartes, on cherche à nous induire en erreur. Beaucoup d'entre nous ne s'y retrouve plus.

Commençons donc par le commencement. Le vrai camembert est fabriqué avec du lait cru, c’est ce qui garantit la présence de bactéries et le goût spécifique de la galette ronde née dans l'Orne. Cette présence bactérienne implique un grand nombre de contrôles tout au long du processus de fabrication - le camembert est un des très rares fromages au lait cru qui n'est ni cuit ni pressé - et par conséquent, des heures de travail qui coutent cher. Prétextant un soucis sanitaire, deux grands groupes laitiers : Isigny et Lactalis ont donc tenté de rendre caduque l’obligation de n’utiliser que du lait cru (conservé à moins de 38°C) pour obtenir une AOC. Heureusement pour nos papilles, ils ont échoués. Évidemment que pour produire des milliers de camemberts par jour et les distribuer à 2 euros 50 dans les supermarchés il faut à la fois répondre à certaines normes sanitaires et baisser les couts de fabrication mais de là à vouloir en plus conserver l'AOC !!!


Nous sommes donc aujourd’hui en face de deux produits entièrement différents : les camemberts fabriqués en Normandie, au lait thermisé (lepetit, lanquetot, président, isigny etc...) et les AOC au lait cru appelé Camemberts de Normandie. Ces derniers restent moulés à la louche, en plusieurs couches (au moins 5 mais cela peut aller jusqu’à 12), salé au sel sec, le lait provient de vaches élevées localement et ils sont affinés durant au moins 21 jours.
Voici donc une première palissade de dressée et on voit bien déjà comment on cherche à nous embrouiller avec ces subtiles jeux de dénomination.

Pourtant, à y regarder de plus près, on s'aperçoit en plus que deux camemberts AOC souvent présents chez les fromagers appartiennent au groupe Besnier, c’est à dire Lactalis depuis 1997 : Moulin de Carel et Jort. Combien de temps avant que, comme Lanquetot, ils se voient obligés d'abandonner cette AOC ? Faut-il acheter des camemberts à ceux qui complotent pour le faire disparaître ? Je vous laisse répondre à cette question. Et si vous hésitez encore, sachez par exemple que Lactalis vient encore d'accuser un AOC (Saint loup) de contamination bactérienne, accusation qui s'est révélée après contre analyse, injustifiée - http://www.web-agri.fr/outils/fiches/fichedetail.asp?id=51560.
C'est bien la guerre.

Et la liste des laiteries rebelles qui résistent encore se trouve de plus en plus restreinte. Les irréductibles se comptent désormais sur les doigts de la main : il s’agit des fromageries REAUX, (avec le Gaslonde version gastronomique et le Réo version grande distribution). GILLOT, dont la production a changé de direction et se consacre désormais au haut de gamme sous les conseils de Théodore Réaux, (Gillot noir, Marie Harel, étendard normand, Saint Hilaire). GRAINDORGE (noir pour les supermarchés, bleu pour les fromagers) gros producteur de Livarot, à l’initiative d’une louable charte de développement durable soucieuse de la formation des employés, de l'intégration écologique, de l’empreinte carbone, du bien être des animaux et de leur nourriture et de la préservation de la race normande menacée par la Holstein. SAINT LOUP. Et DURAND, irréductible parmis les irréductibles, seul producteur fermier appartenant à l’AOC avec une production limitée à partir de lait produit sur sa ferme à Camembert même, un must hélas difficile à trouver à Paris...

Personnellement ma préférence va au Graindorge mais je n’ai encore jamais goûté au Durand, lacune à laquelle je compte bien remédier dès le printemps, meilleure saison de dégustation...

Un dernier mot, dans 1/8 de camembert, une part que l’on peut juger raisonnable, il n’y a que 85 calories... Alors plus d’excuses, c’est de l’avenir de la France, de ses bocages et de ses pâturages dont il s’agit ! Un camembert de Normandie vaut bien deux ou trois Rustique de pacotille et tant que vous y êtes mettez un peu de roquefort dans votre salade !

Sites internet :

Reaux : http://www.reaux.fr/

Gillot : http://www.fromageriegillot.fr/index.php

Graindorge : http://www.graindorge.fr/

Durand : http://www.orne-terroirs.fr/fiche-produit.php?categ=5&id=129

vendredi 16 janvier 2009

Le dernier Cornwell - Scarpetta

Lépisode le plus récent des aventures de Kay Scarpetta l’héroïne de Patricia Cornwell vient de sortir en anglais et s’appelle tout simplement “Scarpetta”. Il s’agit d’un pavé de 500 pages dont l’action se déroule essentiellement en deux jours : autant dire que le récit se caractérise par une certaine densité. Toutefois, grâce au talent de Cornwell, ceci ne constitue pas un défaut, bien au contraire.

Nous retrouvons avec plaisir les principaux protagonistes de cette longue saga commencée en 1990 et qui compte à ce jour 16 opus : Benton le profiler, Marino, le flic en perpétuelle quête de rédemption, Lucy la “super-héroïne gay” et Kay Scarpetta la médecin légiste surdouée. Alors que les différente étapes préliminaires de l’affaire, le meurtre d’une personne de petite taille à New-York, nous sont décrites dans les moindres détails : premiers relevés d’indices, premiers interrogatoires, premières spéculations, chacun des personnages se voit offrir l’opportunité de nous faire entrer dans son monde, de faire le point sur sa vie et les conflits qui l’habite. On entre donc assez lentement mais en profondeur dans l’intrigue. Pour autant il est toujours aussi difficile de lâcher ce pavé surtout une fois franchit le cap du milieu du récit, et la fin vous verra immanquablement, comme à chaque fois chez Cornwell, dépasser l’heure à laquelle vous aviez prévu d’éteindre la lumière.

L’un des gros points forts de ce récit pour moi c’est surtout d’avoir, cette fois, laissé une vraie place à Lucy Farinelli la nièce de Scarpetta, génie de l’informatique ancien agent du FBI et de l’ATF devenue millionnaire. Solitaire, blessée, parfois violente et ayant un rapport à l’autorité et à la loi souvent problématique, Lucy semble avoir enfin atteint un début de maturité qui lui permet de jouer un rôle crucial dans cette histoire. Pour les lecteurs que cela commençait à agacer de la voir traverser les romans de façon erratique, voici venu le temps de vous réconcilier avec l’univers cornwellien.

Alors oui, Cornwell est toujours fasciné par les armes à feu, elle a toujours tendance à vouloir faire la leçon et il est assez évident qu’elle est totalement paranoïaque. Mais d’une part, elle est désormais contre la peine de mort, vote démocrate et est officiellement mariée dans le Massachusetts à une autre femme et d’autre part, il est assez fascinant de voir à quel point ce sont les zones d’ombres de la propre vie de Cornwell qui habitent ses personnages.

Abandonnée par son père, puis sa mère dépressive, Cornwell est élevée par une famille d’accueil du sud profond alors qu’elle fréquente Ruth et Bill Graham les pasteurs évangélistes ultra -conservateurs. A la fac elle épouse un de ses professeur de 17 ans son aîné puis commence sa carrière dans le milieu des forces de l’ordre. En 90, à 35 ans, elle écrit son premier livre Postmortem acclamé par la critique et s’abonne à la liste des best-sellers pour quelques années. Millionnaire du jour au lendemain, impliqué dans une sombre affaire avec une agente du FBI mariée, sujette à des troubles de l’humeur, paranoïaque, alcoolique, elle est emportée par une spirale qui se termine par un grave accident de voiture en 94. Diagnostiquée maniaco-dépressive, elle commence un traitement au lithium et dit elle-même se sentir mieux. Cependant en 96 le maris de l'agent du FBI avec qui elle a eu une affaire prend sa femme, et plusieurs personnes, en otage avec l’intention de tuer tout le monde mais échoue : Cornwell ne se déplace plus qu’avec une armée de garde du corps, vit cloîtrée chez elle. Enfin, après quelques années de productions littéraires peu convaincantes, elle rencontre le docteur Gruber, une scientifique en neurosciences de Harvard qui étudie le cerveau des psychopathes et qui devient sa femme en 2005. Patricia Cornwell a alors changé d’avis sur la peine de mort, devient une fervente partisane du mariage homosexuel et vote désormais démocrate.

On comprend donc bien qu’il y a probablement autant de Cornwell dans le personnage de Scarpetta que dans celui de Lucy dont le comportement s’est souvent révélé pathologique. Scarpetta représente l'alter ego posé, scientifique qui observe et raconte et Lucy l'alter ego génial mais émotionnellement cassé, violent, égocentrique, convaincue de sa supériorité et accessoirement homosexuelle : un concentré de ce que Cornwell sait être problématique dans sa personnalité ou qu'elle a eu du mal a accepter. Il est assez évident que la fascination perceptible au sein des romans pour la violence, les perversions, les armes à feu, la sécurité, le vol d'identité est bien en prise direct avec les déséquilibres et les circonstances de la vie de leur créatrice, ce qui à mon sens leur donne une autre dimension.

Mise à part quelques ratés au début des années 2000 (le désastreux Blow fly en 2003, son enquête sur Jack the ripper...), Cornwell ne se tient pas à distance de ce qu’elle écrit, elle s’y plonge entièrement, et nous fait partager ainsi une expérience parfois déroutante, ambiguë mais authentique.

Premiere ligne : "Brain tissue clung like wet, gray lint to the sleeves of Dr. Kay Scarpetta's surgical gown, and the front of it was splased with blood. (...)"

lundi 12 janvier 2009

mercredi 7 janvier 2009

La femme la plus classe du monde

Accrochez-vous, le thriller juridique le plus captivant de ces dernières années "Damages" revient sur Showtime ce soir. Inutile de vous embarquer si vous n'avez pas suivis la première saison, ça va déjà être dur pour ceux d'entre nous dont les souvenirs d'il y a un an et demi se sont légèrement éloignés. Seule solution : réviser. Alors ? Est-ce que vous ne frissonnez pas à l'idée de vous retrouver en face à face avec Patty Hewes...


Moi, je vous avouerais que j'attends surtout qu'elle nous montre ses nouvelles tenues. Parce que haut la main Patty est le personnage féminin le mieux habillé de la télé, à mon humble avis les pétasses de The L word peuvent aller se rhabiller !


Le costume sur mesure très probablement en provenance de Londres, le mariage osé des carreaux, suffisamment petits, et des rayures, le choix parfait des boucles d'oreilles. Impeccable. Je voudrais un vrai travail rien que pour pouvoir mettre des chemises comme ça.


Bref du grand spectacle. Aller une dernière pour la route.

Communautarisme

Lindsay a parlé : elle ne se sépare pas du tout de Samantha d’abord, alors ça suffit ! Bon. Ouf ! L’angoisse dissoute, j’ai pu consacrer ma journée d'hier à d’autres activités.


Comme regarder sur you tube le discours de Barack Obama à Philadelphie du 18 mars dernier intitulé “A more perfect union” que je n’avais encore jamais entendu dans l’intégralité de ses 40 minutes. Magnifique texte, à mon avis plus par son contenu que par la manière dont il est délivré, mais néanmoins très bel exemple de discours politique inspiré, intelligent. Écrit en réponse au sermon jugé raciste du révérant Wright, ce discours est une défense de l’universalisme voulu par les pères fondateurs des états-Unis.


Le texte commence par un rappel historique du chemin parcouru par la communauté africano-américaine depuis l’esclavage jusqu’à aujourd’hui, pour en venir à la nécessité de dépasser le communautarisme et les rancunes du passé et ce, en se tournant plutôt, dit Barack Obama, vers les progrès accomplis depuis deux siècles et l’espoir que cela peut engendrer.

“What we have already achieved gives us hope - the audacity to hope - for what we can and must achieve tomorrow.”

S’il est important, dit-il, de prendre conscience des injustices subies par une communauté ce sont néanmoins les actes accomplis ici et maintenant dans l'intérêt de tous, la politique qu’il mettra en oeuvre s’il est élu, qui garantiront la continuité du progrès en cours.

“It requires all Americans to realize that your dreams do not have to come at the expense of my dreams; that investing in the health, welfare, and education of black and brown and white children will ultimately help all of America prosper.”

Nous devons tous nous réunir derrière des projets qui nous rassemblent et garantiront dans le futur la disparition des différences : l’éducation évidement, l’égalité devant la loi, la justice social... Ainsi les rêves des uns ne contrediront pas les rêves des autres.

“Let us find that common stake we all have in one another, and let our politics reflect that spirit as well.”

Comment ne pas être d’accord avec un tel programme ?



Philosophiquement j’ai toujours été profondément universaliste. J’ai toujours pensé que nous pouvions et donc devions nous rassembler, qui que nous soyons, d’où que nous venions, derrière un idéal universel qui n’a pas pour but d’être atteint mais visé - ce que Kant appel un idéal régulateur- qui seul peut nous permettre d’informer chacun de nos actes en l’orientant vers le bien commun, en l’occurrence “a more perfect union”, “une union plus parfaite”. Je ne dois pas réclamer une politique qui serve mes intérêts mais ceux de tous. L’idéal universaliste s’oppose à toute forme de communautarisme.

Pourtant, malgré l’enthousiasme que fait immanquablement naître ce discours, (enfin une défense de l’universalisme au pays de l’individualisme), et postérieurement l’élection de Barack Obama, une zone d’ombre ne cesse de me déranger au milieu de tout cet espoir. Malgré mon adhésion philosophique à l’universalisme, je ne peux m’empêcher de constater que le communautarisme pourrait bien rester indispensable pratiquement dans un monde politique imparfait. Et je ne peux ignorer que la réalité est venue confirmer mes doutes. Le lendemain de l’élection de Barack Obama, trois états américains apprenaient que des amendements limitant les droits des homosexuels avaient été votés en Californie, Floride et Arizona. Les sondages montrant que 70 % de la population noire de Californie avait voté pour la proposition 8, contre le mariage homosexuel. Enfin, en décembre, le premier président noir invitait le révérant Waren, ouvertement très homophobe, à parler au cours d’une des inaugurations qui sera probablement la plus suivis dans l’histoire des Etats-Unis. Et d’un seul coup tous se passe comme si ce merveilleux universalisme qui a saisit l'Amérique se révélait être pourvu d’oeillères. Alors ? Puis-je réellement croire que les rêves des autres ne verront pas le jour au dépend des miens ? Si je découvre que l’universalisme qu’on me propose ne m'inclut pas - Barack Obama s’est toujours opposé au mariage gay car sa foie catholique lui demande de le faire (!)- n’ai-je pas le droit de faire valoir un droit à ne pas disparaître dans le grand tout ?

Le problème avec l’universalisme c’est qu’il est à double tranchant. S’il est inclusif, il me permet de dépasser mon égoïsme vers un but supérieur. Oui, je peux comprendre que la justice sociale est plus importante que mon épanouissement financier, je peux saisir que notre bonne entente commune implique une limitation de mes droits individuels... Mais si cet universalisme n’est pas absolu, s’il est sous entendu par exemple, que ceux qui l’utilisent oublient de l’appliquer à des valeurs aussi fondamentales que la capacité à aimer, à protéger un être élu au sein d’un couple, à élever des enfants, à être protégé de toute forme de discrimination, alors l’outil se retourne contre ceux qui l’utilise mal, je ne dois plus rien à la société qui tente de m’ignorer, et refuse de m’écouter comme partie du tout, je suis libre de défendre mon intérêt particulier. On peut en effet argumenter que dans ce cas ce qui est visé n’est plus l'intérêt général mais un consensus. Il ne s’agit plus de déterminer raisonnablement Le bien commun mais d’obéir à la volonté du plus grand nombre, à cette communauté que forme la majorité. Pour en revenir à la philosophie, la volonté générale n’est pas la volonté de tous, or seule la volonté générale, où la minorité peut avoir raison contre le plus grand nombre, peut légitimer le contrat social qui m’a fait abandonner ma liberté individuelle pour devenir citoyen... Rousseau lui même admet, même si ce n’est pas souhaitable, “ Que s’il y a des sociétés partielles ils en faut multiplier le nombre et en prévenir l’inégalité(...)” - Du contrat social II,3- La thèse ici est que si un plus grand nombre de différences s'expriment alors on s'approche de l'universel.

Le problème et la beauté, de l’universalisme face au communautarisme -du principe de la morale kantienne face à l’individualisme- c’est qu’il demande à être utilisé par des hommes hors du communs dont on ne peut accepter la moindre faute, le moindre partis pris mal avisé. On ne peut évidement pas réclamer un sacrifice que l’on n’est pas prêt à faire, on ne peut me demander d’être raisonnable qu’au nom de la raison et certainement pas au nom de la loi du nombre ou pire encore de la religion !

Une société idéale devrait voir disparaître les communautarismes mais parce que chaque communauté se voit inclue en elle, inclue dans l’éducation qu’elle pourvoit, inclue dans la protection qu’elle apporte, inclue dans le rêve qu’elle construit.

dimanche 4 janvier 2009

Toute ma vie j'ai rêvé d'être une cowgirl

Ce qu'il y a de bien avec les dimanche après-midi d'hiver où les températures tombent en dessous de zéro alors que la nuit s'avance à cinq heures, c'est qu'ils vous donnent une bonne excuse pour vous adonner à un de vos plaisirs coupables. Possibilité mille fois bienvenue quand il est urgent d'oublier que Lindsay et Samantha vont finir par se quitter. Vous n'êtes pas au courant ? Samantha aurait été vue dans un couloir d'hôtel criant à une Lindsay à genoux "Je ne te connais plus !" Aille aille aille, par la sainte vierge... Si seulement Lindsay avait répondu "tu n'as pas le monopole de la souffrance ! " c'était plus fort que Sunset Beach...

Bref, vous m'accorderez qu'il ne me restait plus que deux solutions face à l'adversité de l'existence : un épisode du Biggest loser ou McLeods' daughters. J'ai choisi les cowgirls australiennes.


Si vous avez un jour possédé un déguisement de cow-boy, si vous regrettez encore parfois les après-midi où vous jouiez avec, si vos playmobils élevaient des vaches et des chevaux, si vous aimez la country, si vous avez pratiqué l'équitation dans votre jeunesse, si vous aimez les histoires de filles et les drames existentiels... Alors il se peut que vous soyez passé à coté des McLeod, puisque je ne l'ai jamais vu en France, mais vous auriez sans doute intérêt à vous plonger dans les 8 saisons qui attendent de peupler vos dimanche après-midi d'hiver.

Les McLeods sont deux soeurs qui, entourées d'autres femmes, reprennent la ferme de leur père dans l'outback australien. Alors qu'elles doivent tondre les moutons, vérifier les clôtures, payer les dettes, décider si elles vont passer à l'agriculture bio, les femmes de Driver's run affrontent les grandes questions de l'existence : la fidélité à la terre, les jalousies, le pouvoir, la violence, la rédemption, les naissances et les morts, le féminisme, la morale, l'amour bien sûr, et les chevaux. Et pour celles et ceux que ça intéresse il y a aussi les beaux voisins hyper musclés...


Bien sûr, vous aurez compris que je ne parle pas ici de chef d'oeuvre de la télévision, ni de performance d'acteurs hors du commun mais les filles savent monter à cheval, elles portent des wranglers sales et n'ont pas l'air de sortir d'un trailer de maquillage. Tout est crédible et il est fort possible que très vite vous vous trouviez fasciné par le fonctionnement d'une ferme, l'appel des grands espaces et les vies mouvementées de personnages attachants.

Le seul risque c'est qu'un an plus tard vous vous retrouviez à acheter des bottes Blundstone, un chapeau et un cheval pour aller parcourir la campagne...

samedi 3 janvier 2009

De l'utilité des associations d'idées

IMDb, l'internet movie database, me sert avant tout à une chose : stalker des actrices. Non ! Pas en collectionnant des rumeurs douteuses et des photos dénudées. Non, il s'agit plutôt de les suivre à la trace sur la pellicule et ce faisant, de tomber sur des films dont je n'ai jamais entendu parler. Vous partez d'un nom, vous descendez le long de la filmographie, une description, une co-star et : en avant sans en savoir plus, après tout vous savez déjà qu'il y a quelqu'un que vous aimez bien dans le film. Évidemment cela marche mieux pour les seconds rôles, les actrices qui ont traîné à la télé, celle qui n'ont jamais rencontré le film qui les propulserait devant les gros projecteurs, elles ont plus de chances d'être passées dans un film indépendant que tout le monde a ignoré. Cela tombe bien, en plus, c'est celles que je préfère ! Et les petits films également, souvent ils parlent vraiment, et ne vous racontent pas de gros bobards comme leur potes plus populaires.

Hier donc, je suis tombé sur cette photo sur mon ordinateur...



Et je me suis dit : "mais qu'est-ce que devient donc Kristen Stewart ? Elle était vraiment bien dans Land of women, à fleur de peau, vulnérable mais avec un regard et une légère mou de petite fille qui veut devenir chef du monde ; une Evan Rachel Wood qui n'aurait pas prit la grosse tête..." Et puis d'autres choses mais ce n'est pas le moment de vous parler de mon fétiche des débardeur blanc nous ne nous connaissons pas suffisamment...

Direction IMDb donc pour prendre des nouvelles. Je me souvenais qu'elle avait joué la fille débrouillarde de Jodie Foster dans Panic room (rien que ça !) mais j'avais oublié son passage mémorable dans Into the wild, il faut dire qu'elle y était brune, avec une guitare et les cheveux long... Sans le savoir vraiment j'avais donc déjà visionné une bonne partie de la filmographie. Restait un film qui n'eut plus grand chose d'autre à me prouver quand mon regard remarquât le nom de Diane Lane.

Vous aprecirez l'approche thématique de mon iconographie...


Il se trouve que j'ai récemment suivit Diane, que j'avais rencontré dans un certain nombre de chik flicks (Under the toscan sun, Must have dog), jusque au sein du douteux Untracable, un mauvais mélange de The net et The brave one, où un agent du FBI poursuit un pervers sur le net, ce qui pourrait paraître prometteur mais se trouve entièrement gâché par un message simpliste sur les dangers du net. Pour moi, Diane Lane constitue une parfaite définition de la quarantaine sexy et, en passant, la preuve que contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, cela ne concerne pas que les hommes...

Mais revenons au film où mes clics m'avait finalement conduite, Fierce people. Il s'agit d'un récit d'initiation ou un jeune garçon, Anton Yelchin, que vous avez peut-être vu dans Huff, va devenir un homme. Au lieu de passer un été dans la jungle avec son père anthropologue, un adolescent se voit contraint de suivre sa mère (Diane Lane) qui a sniffé une ligne de coke de trop, dans la propriété d'une tribu de riches industriels du new jersey. Il devra finalement y subir les même rites d'initiation : drogue, sexe, mort, combat, que s'il était aller dans une tribu d'amérindiens. Il s'agit typiquement de ce genre de films dont l'attrait vient également de ses défauts, quelques flous, quelques creux, un passge au thriller sur la fin mal négocié, mais de bonnes intentions et de bons acteurs plus libres que dans les mega productions.

Ce n'est certainement pas encore le meilleur rôle de Kirsten, dont le personnage semble un peu oublié par le scénario mais peut-être parce que la personnalité de l'actrice dépasse la place décorative qui lui était originalement assignée. Espérons qu'à force de nous donner toujours envie d'en savoir plus elle finira par inspirer un scénariste ou un directeur de casting à sa hauteur. Vous pouvez actuellement la voir dans Twillight, le film de vampires rempli de beaux jeunes gens... Tout compte fait je ne regrette pas ma soirée.

Prochain film sur ma liste : Mrs Dalloway avec Natacha McElhone (Californication, laurel Canyon) et Lena Headey (The Sarah Connor chronicles, Imagine me and you). Et oui, il existe un monde où une tueuse de terminator rencontre l'ex femme de l'agent Mulder dans le Londres au début du siècle... N'est-ce pas formidable ? Vous ne vous souvenez plus de Lena Headey ? Attendez je crois que j'ai peut-être une photo quelque part...




vendredi 2 janvier 2009

Nouvelle année

Parmi mes résolutions de ce début de mois de Janvier il y a : recommencer à écrire un blog. Parce que je n'écris pas assez, parce que je sais que cela me fait du bien. Voilà c'est tout. Je pense que son titre parlera à ceux qui me connaissent et les autres verront bien.