dimanche 4 janvier 2009

Toute ma vie j'ai rêvé d'être une cowgirl

Ce qu'il y a de bien avec les dimanche après-midi d'hiver où les températures tombent en dessous de zéro alors que la nuit s'avance à cinq heures, c'est qu'ils vous donnent une bonne excuse pour vous adonner à un de vos plaisirs coupables. Possibilité mille fois bienvenue quand il est urgent d'oublier que Lindsay et Samantha vont finir par se quitter. Vous n'êtes pas au courant ? Samantha aurait été vue dans un couloir d'hôtel criant à une Lindsay à genoux "Je ne te connais plus !" Aille aille aille, par la sainte vierge... Si seulement Lindsay avait répondu "tu n'as pas le monopole de la souffrance ! " c'était plus fort que Sunset Beach...

Bref, vous m'accorderez qu'il ne me restait plus que deux solutions face à l'adversité de l'existence : un épisode du Biggest loser ou McLeods' daughters. J'ai choisi les cowgirls australiennes.


Si vous avez un jour possédé un déguisement de cow-boy, si vous regrettez encore parfois les après-midi où vous jouiez avec, si vos playmobils élevaient des vaches et des chevaux, si vous aimez la country, si vous avez pratiqué l'équitation dans votre jeunesse, si vous aimez les histoires de filles et les drames existentiels... Alors il se peut que vous soyez passé à coté des McLeod, puisque je ne l'ai jamais vu en France, mais vous auriez sans doute intérêt à vous plonger dans les 8 saisons qui attendent de peupler vos dimanche après-midi d'hiver.

Les McLeods sont deux soeurs qui, entourées d'autres femmes, reprennent la ferme de leur père dans l'outback australien. Alors qu'elles doivent tondre les moutons, vérifier les clôtures, payer les dettes, décider si elles vont passer à l'agriculture bio, les femmes de Driver's run affrontent les grandes questions de l'existence : la fidélité à la terre, les jalousies, le pouvoir, la violence, la rédemption, les naissances et les morts, le féminisme, la morale, l'amour bien sûr, et les chevaux. Et pour celles et ceux que ça intéresse il y a aussi les beaux voisins hyper musclés...


Bien sûr, vous aurez compris que je ne parle pas ici de chef d'oeuvre de la télévision, ni de performance d'acteurs hors du commun mais les filles savent monter à cheval, elles portent des wranglers sales et n'ont pas l'air de sortir d'un trailer de maquillage. Tout est crédible et il est fort possible que très vite vous vous trouviez fasciné par le fonctionnement d'une ferme, l'appel des grands espaces et les vies mouvementées de personnages attachants.

Le seul risque c'est qu'un an plus tard vous vous retrouviez à acheter des bottes Blundstone, un chapeau et un cheval pour aller parcourir la campagne...

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